L’avancée des rénovations ! 1/2

Posté le 28 mai 2018
rénovations

Voilà deux ans que BASILE est au sec (depuis octobre 2017), et il c’est passé pas mal de chose depuis, retour 2 ans en arrière :

En réalité les travaux de rénovations ont commencé avant que le bateau soit sorti de l’eau !

Dès le mois de Septembre, avec Victor nous avons convoyé du bois très dense, entreposé chez le grand père de Mathieu, de Bénodet jusqu’à Brest pour construire un berre (un support) en prévision de la dépose de la dérive de 5 tonnes !

Et depuis que Mathieu est sur BASILE il essaye de planifier le déroulement des rénovations, un peu compliqué quand on se sait pas ce qui vous attend !

Fin octobre est venu le jour de la sortie d’eau, très attendu,  (lien vers la vidéo).  1ère surprise il pèse 21 Tonnes au lieu des 18 tonnes annoncées…

Il a fallu commencer à nettoyer la coque puis nous avons rapidement démonté les aménagements à l’avant du bateau.

Nous avons décidé de rénover en 2 parties, d’abord tout l’avant du bateau puis dans un second temps nous nous occuperons de l’arrière où il reste le carré, la cuisine et la table à carte. 

Chaque morceau a été numéroté puis classé selon les différentes zones, puis stocké sous le bateau en attendant d’être poncé et repeint.

Une sorte de puzzle géant !

Après cette étape les cônes de la dérive sont devenu accessible. Les cônes sont ces pièces qui maintiennent la dérive et qui permettent qu’elle soit amovible. Nous voulions les enlever et déposer la dérive afin de la traiter et de reconditionner le réservoir de fuel de 700L présent à l’intérieur, qui avait été à l’époque condamné.

Nous pensions que le problème serait réglé en une semaine… BASILE n’en était qu’au début de ces surprises ! Le cône tribord a pu être extrait en 15 jours à la force des bras de la bande à BASILE. Mais pour le cône bâbord il a fallu 3 mois pour trouver la solution, celui-ci présente une zone de friction de 13 cm cm avec la coque…

Pour commencer nous avons essayé de casser la rouille autour du cône en faisant un choc thermique, en pratique cela consiste à chauffer avec un chalumeau le cône puis le refroidir rapidement avec de l’eau. Après de nombreuses tentatives infructueuses et l’aide de nombreuses personnes, il a fallu trouver un moyen d’exercer une force plus importante sur la pièce.
Mathieu c’est donc mis à la recherche de vérin. Il a d’abord cherché à en acheter mais c’est compliqué pour un particulier de s’en procurer. C’est donc vers les entreprises qu’il s’est tourné et c’est TransIroise Hydraulique qui a accepté de nous aider. Ils nous ont fourni les vérins et les pièces nécessaire à la mise en place des vérins comme des tiges filetées.

Ils nous ont prêté, pour commencer, des vérins de 10 tonnes mais le cône ne bougeait toujours pas, nous avons donc augmenté progressivement le nombre de vérin et leur puissance jusqu’à utiliser un vérin de 100 Tonnes …

Il a fallu du matériel spécifique pour résister à cette force, et croiser les doigts pour que les tiges filetés ne se brise pas à l’intérieur de la pièce cela nous aurait encore rajouté des problèmes.

Après plusieurs heures d’installations le cône à enfin bougé… énorme soulagement pour Mathieu qui travaillait jour et nuit pour trouver une solution.

Nous avons pu faire venir un grutier afin de déposer la dérive sur le berre construit il y a quelques mois. Sacrée opération ! Vous pouvez retrouver les vidéos ici https://www.lesaventuresdebasile.fr/videos/essai-de-video/

Les rénovations ont ainsi pu continuer mais Mathieu a dû prendre un peu de repos car les manutentions du cône ont réveillé ses douleurs au dos.

Et nous avons attaqué le traitement extérieur de la coque sous la ligne de flottaison (la partie dans l’eau) il a fallu tout poncer, pour enlever l’ancienne peinture qui ne tenait plus. Cette étape nous a pris plusieurs jours puis nous avons peint la coque en bi-composant, ce produit permet de stopper la rouille et protégera la coque pour plusieurs années.

Nous sommes déjà en Avril et heureusement la bande à Basile reste motivée ! 

Il a fallu 1 semaine à Mathieu, Gaétan, Thomas, Christian et Erlé en se relayant pour décaper les ¾ du pont. Il fallait le débarrasser de l’anti-dérapant et de l’ancienne peinture. Après avoir tout nettoyé nous avons pu appliquer une première couche pour protéger le pont, nous ferons les autres couches plus tard.

 

 

En prévision du sablage de l’intérieur du bateau, il a fallu décontaminer la coque. C’est-à-dire utiliser un nettoyeur haute pression pour enlever les saletés présentes sur la peinture. C’est comme ça que nous nous sommes rendu compte que les réservoirs de fuel étaient à changer car en les nettoyant ils se sont percés sous la pression de l’eau… Une surprise de plus !

Ancien réservoir

C’est après plusieurs jours de recherche que Mathieu c’est rendu à Chouteau Atlantique, une entreprise de chaudronnerie, pour leur demander de l’aide. Ils ont accepté de faire l’étude, de fabriquer et de poser les plaques pour les réservoirs !

En parallèle nous avons ouvert la dérive pour pouvoir reconditionner le réservoir présent à l’intérieur. Celui-ci avait été condamné car le système de pompe fonctionnait mal.

Après le nettoyage à la lessive St marc de l’intérieur du bateau nous avons pu faire le sablage, étape difficile. Il faut faire attention à ne pas rester trop longtemps au même endroit pour enlever seulement la peinture et ne pas abîmer la coque mais la visibilité est faible voire nulle car cela fait beaucoup de poussière. Puis il a fallu évacuer les 1.5 tonnes de sable que l’on avait projeté … Heureusement nous avons eu une fois de plus du renfort !

Nous avons minutieusement nettoyer l’intérieur avant de repeindre. C’est le lendemain après avoir appliqué de la peinture partout que nous avons remarqué qu’il y avait eu une réaction entre l’ancienne peinture et la nouvelle. A certain endroit la peinture d’origine tenait malgré le sablage nous pouvions en théorie peindre dessus mais sous cette peinture blanche il y avait une peinture au mazout qui a empêché la nouvelle couche de tenir. Il faudra donc tout poncer à nouveau et recommencer…. Mais finalement nous aurions dû retoucher de nombreux endroits car quelques mois après nous avons fait de nombreux travaux de soudure qui brûle la peinture. On essaye de relativiser comme on peux !

Comme nous avions le matériel de sablage nous en avons aussi profité pour sabler l’intérieur et l’extérieur de la dérive, puis nous l’avons peinte et continuée de reconditionner le réservoir de fuel. Pour cela il a fallu ajouter un tube accessible depuis le haut de la dérive lorsque elle est relevée afin d’introduire une pompe, pour transférer le fuel vers les réservoirs à l’intérieur du bateau quand nous en auront besoin. Cela nous permet d’avoir au total 1400L de carburant.

Les aménagements de BASILE étaient stockés sous le bateau au terre-plein nous avons dû les déplacer, heureusement Gérald le fondateur de Poèm à accepter de nous laisser de la place pour sur son terrain. Cela nous permettra aussi d’avoir un espace pour les poncer et les peindre le moment venu.

Après ces quelques mois intensifs nous avons fait une petite pause pour aller rencontrer la famille des premiers propriétaires de BASILE. La famille Dubois et une partie de ceux qui ont navigué sur BASILE sont basé à St Gervais en Haute Savoie et après un petit séjour à la montagnes nous sommes allés à St Pierre et Miquelon, Mathieu y retourne tous les ans pour travailler sur la plage de Mirande et revoir sa famille et ses amis.

Geneviève Dubois, La mère de Bertrand et Loïc Dubois

Après ces vacances et quelques soucis de santé (opération pour Iris et Hospitalisation pour Mathieu) les travaux ont pu reprendre !

Nous attaquons la 2ème année de rénovation … :

https://www.lesaventuresdebasile.fr/2019/10/28/lavancee-des-renovations-2-2/